Politique

Transition politique : pourquoi Leslie Voltaire doit poursuivre la direction du pays jusqu’aux élections

À l’approche de l’échéance constitutionnelle du 7 février, la question de la continuité et de la stabilité de la transition politique s’impose avec acuité dans le débat national. Dans un contexte marqué par l’insécurité, la fragilité institutionnelle et l’urgence sociale, Haïti ne peut se permettre ni rupture brutale ni improvisation politique. L’heure n’est ni aux tâtonnements ni aux recompositions opportunistes, mais à la consolidation des acquis et à la poursuite d’une trajectoire institutionnelle cohérente.

Depuis le début de la transition, Leslie Voltaire s’est imposé comme une figure centrale, structurante et rassurante au sein du Conseil Présidentiel de Transition. Son leadership, à la fois discret et ferme, sa capacité à dialoguer avec les forces politiques, sociales et internationales, ainsi que son attachement constant à l’intérêt général, ont permis de maintenir une cohérence minimale de l’action publique dans un environnement institutionnel complexe et souvent conflictuel.

Contrairement aux approches fondées sur l’affrontement ou la surenchère politique, Leslie Voltaire a privilégié la concertation, la continuité de l’État et la recherche de compromis responsables. Cette posture a favorisé des avancées concrètes dans des dossiers structurants touchant à la sécurité, à la gouvernance territoriale, aux infrastructures stratégiques et à la reconnaissance de la mémoire historique nationale. Son profil d’homme d’État, reconnu pour son intégrité et sa crédibilité, constitue aujourd’hui un atout majeur pour conduire le pays vers des élections crédibles, inclusives et apaisées.

Le bilan de Leslie Voltaire au sein du CPT ne se limite pas à la gestion de l’urgence. Il s’inscrit dans une vision de long terme du développement et de la reconstruction de l’État. Parmi les réalisations structurantes qui portent son empreinte figure la mise en valeur d’infrastructures stratégiques dans le Grand Sud, notamment l’aéroport international des Cayes et le Port du Sud. Ces projets, pensés comme des leviers de désenclavement, de relance économique et d’intégration territoriale, traduisent une volonté claire de rééquilibrer le développement national et de sortir de la centralisation excessive autour de Port-au-Prince.

Son engagement en faveur de la reconstruction territoriale s’est également illustré à travers le dossier de Solino. Quartier meurtri par l’insécurité, la violence armée et les déplacements forcés, Solino est devenu un symbole de la nécessité d’un retour structuré de l’État. La semaine dernière, Leslie Voltaire s’y est rendu aux côtés du conseiller-président Edgard Leblanc Fils et du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Cette démarche allait bien au-delà d’une visite protocolaire.

Architecte et urbaniste de formation, Leslie Voltaire était porteur d’un plan de reconstruction de Solino conçu comme un projet global intégrant l’aménagement urbain, la sécurité, l’habitat, les services de base et la dignité humaine. Ce plan a été présenté directement aux populations concernées, dans une logique de transparence et de participation citoyenne, rompant avec les pratiques technocratiques et centralisées du passé.

Sur le plan international, l’action de Leslie Voltaire a également marqué un tournant historique. Ses démarches et ses échanges avec le président français Emmanuel Macron ont contribué à remettre au centre du débat international la question de la dette de l’indépendance imposée à Haïti. Pour la première fois, la France a officiellement reconnu cette dette historique et accepté la mise en place d’une commission bipartite chargée d’examiner les modalités de restitution et l’utilisation de ces fonds au bénéfice du peuple haïtien. Cette avancée majeure, fruit d’un travail diplomatique patient et déterminé, constitue un acte politique et symbolique fort, inscrit durablement dans l’histoire des relations entre Haïti et la France.

Au sein du CPT, Leslie Voltaire n’a jamais conçu la transition comme une fin en soi. Son engagement s’est toujours inscrit dans la perspective du rétablissement de l’ordre constitutionnel par des élections crédibles, organisées dans un climat apaisé. Dans cette logique, la poursuite de la transition sous sa direction politique, à partir du 7 février, en collaboration étroite avec le gouvernement conduit par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, apparaît comme une option de cohérence, de stabilité et de responsabilité nationale.

Changer de cap à quelques mois des élections fragiliserait les chantiers engagés et exposerait le pays à une nouvelle phase d’incertitude. À l’inverse, assurer la continuité du leadership de Leslie Voltaire permettrait de consolider les acquis, de préserver la crédibilité de l’État, de renforcer la confiance des partenaires internationaux et de préparer le terrain électoral avec méthode et sérénité.

Dans un contexte aussi fragile, Haïti a besoin de continuité, de vision et d’un leadership ancré dans l’action. Le bilan de Leslie Voltaire au sein du Conseil Présidentiel de Transition, illustré par des réalisations concrètes telles que les infrastructures du Sud, la reconstruction de Solino et l’avancée historique sur la restitution de la dette de l’indépendance, plaide clairement en faveur de la poursuite de son rôle dans la conduite de la transition jusqu’aux élections.

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